vendredi 13 novembre 2009

Les sirènes du lac de Serre-Ponçon.


Ariel.

Une fois n'est pas coutume, j'ai profité de cet amas laissé par la nature pour faire ressortir les formes de cette sirène. La forme générale s'y prêter alors je n'ai pas hésité. J'ai juste élargit l'éventail de la queue de poisson, détaché le bras du corps et piétiné quelques endroits pour accroitre l'imaginaire. Après coup, lors de l'écriture de ce texte, j'ai repensé au travail de Joan Fontcuberta sur les "hydropithèques" que l'on peut observer dans la réserve géologique de Haute-Provence. Cette sirène pourrait être une évolution lacustre des spécimens visible dans les strates calcaire de la Vallée du Bès.

Rouleau d'automne.


Balle de foin.

Des longueurs impressionnantes de plantes aquatiques sont échouées sur les rives du lac mais encore faut-il trouver une technique pour les mettre en valeur. J'ai essayé de les tresser mais ça m'a plus stressé pour les assembler car les brins ne sont pas assez solide et ils cassent trop rapidement entre les doigts.

Comme l'hiver se fait sentir sur les sommets et que j'ai pleins d'idées de travaux à faire avec la neige, j'ai tenté d'enrouler ces amas de plantes comme on pourrait le faire avec une boule de neige. L'ensemble est positionné sur le côté pour lui donner plus de lisibilité sur la grève.


Boules de plantes.


La baballe.

Après l'enroulement sur la berge, j'ai tenté de faire une boule... enfin un paquet sphérique de plantes pour être plus exacte. Eh oui, la tenue de l'ensemble laisse un peu à désirer mais après deux essais peu concluant (dont les photos sont présentées ici), je suis passé à autre chose. Parfois, c'est en tâtonnant que l'on fini par trouver sa voie avec un matériaux donné.

Enroulement en spirale.


Mondiale moquette.

Par endroit, ces amas de plantes forment de véritables tapis végétaux qui s'accrochent à la végétation ou recouvrent le sol. En reprenant le même système que le "rouleau d'automne", j'ai commencé par entortiller un des bords. Je me suis rendu compte que tout l'ensemble s'enroulait en même temps faisant un gros boudin de végétaux.


Serpent de mer.

Une fois terminé, j'ai posé le tout sur la berge. À première vue, je ne savais pas bien comment disposer l'ensemble et si j'allais le faire flotter ou le laisser sur la berge.

J'ai fait un premier essai avec une espèce de bouée ou une sorte de nid que j'ai lancé sur l'eau mais le rendu n'était pas dès plus réussit. Alors j'ai positionné ce long boudin sur la berge en lui donnant une sorte d'oscillation. Ça ressemble plus à un
monstrueux vers de terre sortie des confins de l'Amazonie qu'à une métaphore des mouvements de l'eau. Finalement, j'ai préféré enrouler ce gros boudin en spirale sur le bord de la berge en joignant quelques cailloux blanc au centre pour attirer le regard du passant.


Corne d'abondance.


Jour de chance.

Il y avait encore pleins de petits morceaux de tapis échevelés sur la grève. J'ai de nouveau enroulé un amas de plantes mais la disposition plus ramassée de l'ensemble a fini par donner un boudin de forme décroissante. J'ai disposé cet enroulement afin qu'il forme cette spirale en enroulant au centre la partie la plus fine et vers l'extérieur la partie la plus épaisse. J'ai choisit de placer la spirale sur un lit de sable qui se trouve derrière un arc de galet qui le protège des assauts du lac. Je voulais attendre patiemment que le niveau du lac augmente pour que l'ensemble puisse flotter et peut-être dériver. Mais le niveau monte très doucement et le soleil ayant disparu derrière les sommets, le froid a vite remplacé la douceur des rayons de cette fin de journée, me poussant à rentrer chez moi.


mercredi 11 novembre 2009

Quand la rosée cristalise sur la végétation.

Quand je fais le point sur mon travail.


Tout s'explique.

Eh oui, ça fait deux mois que je n'avais pas montré les évolutions de ces "points de suspensions". Non pas part flemmardise mais tout simplement parce qu'il n'y avait pas de changements notoire.

Cette fois, j'aurais pu m'abstenir encore mais j'ai trouvé intéressant de montrer cette stratification qui se forme dans cet environnement, entre le fond du lit de La Blanche couvert de boue, les couches de galets issus des inondations de 2008 et les résidus automnales apportés par les flots. Et au milieu, imperturbable, cette ligne de 9 points qui reste visible malgré les centaines voir les milliers de mètres cubes d'eau qui lui sont passé par dessus.

Ceci dit, cet emplacement confère à cette ligne une sorte de protection contre les dégradations, elle se trouve à l'embouchure du lac et elle est souvent immergées sous le niveau de celui-ci de sorte qu'il reste à l'abri d'une éventuelle érosion de la berge. C'est d'ailleurs pour cela que ce tas de branches et de feuilles mêlées est échouées juste au-dessus sur le lit de galets.