mercredi 11 novembre 2009
Quand je fais le point sur mon travail.

Tout s'explique.
Eh oui, ça fait deux mois que je n'avais pas montré les évolutions de ces "points de suspensions". Non pas part flemmardise mais tout simplement parce qu'il n'y avait pas de changements notoire.
Cette fois, j'aurais pu m'abstenir encore mais j'ai trouvé intéressant de montrer cette stratification qui se forme dans cet environnement, entre le fond du lit de La Blanche couvert de boue, les couches de galets issue des inondations de 2008 et les résidus automnales apportés par les flots. Et au milieu, imperturbable, cette ligne de 9 points qui reste visible malgré les centaines voir les milliers de mètres cubes d'eau qui lui sont passé par dessus.
Ceci dit, cet emplacement confère à cette ligne une sorte de protection contre les dégradations, elle se trouve à l'embouchure du lac et elle est souvent immergées sous le niveau du lac et de sorte à l'abri d'une éventuelle érosion de la berge. C'est d'ailleurs pour cela que ce tas de branches et de feuilles mêlées est échouées juste au-dessus sur le lit de galets.
Cette fois, j'aurais pu m'abstenir encore mais j'ai trouvé intéressant de montrer cette stratification qui se forme dans cet environnement, entre le fond du lit de La Blanche couvert de boue, les couches de galets issue des inondations de 2008 et les résidus automnales apportés par les flots. Et au milieu, imperturbable, cette ligne de 9 points qui reste visible malgré les centaines voir les milliers de mètres cubes d'eau qui lui sont passé par dessus.
Ceci dit, cet emplacement confère à cette ligne une sorte de protection contre les dégradations, elle se trouve à l'embouchure du lac et elle est souvent immergées sous le niveau du lac et de sorte à l'abri d'une éventuelle érosion de la berge. C'est d'ailleurs pour cela que ce tas de branches et de feuilles mêlées est échouées juste au-dessus sur le lit de galets.
mardi 10 novembre 2009
Quand la construction devient terrain de jeu.

Gratuité sauvage.
Je pensais naïvement que je pourrais voir mon travail couvert par le duvet blanc de l'hiver mais la sauvagerie de certains, qui pratiquent cette forêt, auront anéanti tous mes espoirs. Enfin ainsi va la vie, certains passent du temps à édifier quand d'autres se trouvent une passion pour la destruction.
À première vue, je pensais réellement que ces dégâts avaient été causés par les dernières grosses pluies qui se sont abattues sur la région. Mais il n'y a aucune traces de débordements à proximité de ma réalisation. En générale les flots déchainés d'un ruisseau en crue détruisent toujours en commençant par saper la base et non le sommet.
Je crois (sans savoir exactement qui mais cela m'importe peu) que l'objet de mon travail a réjouit un instant quelques enfants en balade avec leurs parents ou quelques adultes courant la forêt en quête de prises. La construction massive était plus fragile qu'elle n'en avait l'air et le poids de celui qui est monté dessus ou qui a tenté son ascension a fait s'écrouler une partie de l'édifice. Au vue de l'ordonnancement des pierres tombées au sol, j'aimerais penser que la culpabilité ait fait repartir le fautif tel un enfant devant sa bêtise accomplie.
C'est cela aussi de suivre son travail dans le temps, on peut avoir de magnifiques surprises en voyant sa réalisation résister aux fils des saisons sans que celle-ci ne soit altérée ou un soupçon de tristesse quand celle-ci disparait en partie ou totalement. Mais cette amertume passagère cède le pas à d'autres créations qui viendront s'immiscer dans cet environnement. Malgré tout, quelques clichés viendront, au fil d'un diaporama ou d'une présentation, raviver les souvenirs de cette construction originale.
À première vue, je pensais réellement que ces dégâts avaient été causés par les dernières grosses pluies qui se sont abattues sur la région. Mais il n'y a aucune traces de débordements à proximité de ma réalisation. En générale les flots déchainés d'un ruisseau en crue détruisent toujours en commençant par saper la base et non le sommet.
Je crois (sans savoir exactement qui mais cela m'importe peu) que l'objet de mon travail a réjouit un instant quelques enfants en balade avec leurs parents ou quelques adultes courant la forêt en quête de prises. La construction massive était plus fragile qu'elle n'en avait l'air et le poids de celui qui est monté dessus ou qui a tenté son ascension a fait s'écrouler une partie de l'édifice. Au vue de l'ordonnancement des pierres tombées au sol, j'aimerais penser que la culpabilité ait fait repartir le fautif tel un enfant devant sa bêtise accomplie.
C'est cela aussi de suivre son travail dans le temps, on peut avoir de magnifiques surprises en voyant sa réalisation résister aux fils des saisons sans que celle-ci ne soit altérée ou un soupçon de tristesse quand celle-ci disparait en partie ou totalement. Mais cette amertume passagère cède le pas à d'autres créations qui viendront s'immiscer dans cet environnement. Malgré tout, quelques clichés viendront, au fil d'un diaporama ou d'une présentation, raviver les souvenirs de cette construction originale.
Quand la trace disparait.
lundi 26 octobre 2009
Quand les branches sortent de la brume.

Changement d'heures.
Ce weekend, c'était le changement d'heures, on a tous pu profiter d'une heure de sommeil supplémentaire et par la même occasion, d'avoir la nuit beaucoup plutôt. En ce lundi matin, jour de reprise du travail hebdomadaire, la plupart de mes collègues de boulot avaient une heure de retard. Ce report du début de la journée de labeur m'a permis d'aller prendre quelques photos de la brume qui se levait sur la Durance, sur le Canal de Provence et sur le Lac de Compensation du Barrage de Serre-Ponçon.
Ci-dessus, voici la photographie de cette "réflexion légendaire" avec en fond les couleurs rougeoyantes des arbres à perruques qui s'accrochent aux flancs escarpés des ravines. Ça va bientôt faire 3 mois, que ces bouts de bois sont plantés dans la vase du lac. Deux d'entre-eux sont tombés mais ceux qui reste font preuve d'une persistance étonnante.
Ci-dessus, voici la photographie de cette "réflexion légendaire" avec en fond les couleurs rougeoyantes des arbres à perruques qui s'accrochent aux flancs escarpés des ravines. Ça va bientôt faire 3 mois, que ces bouts de bois sont plantés dans la vase du lac. Deux d'entre-eux sont tombés mais ceux qui reste font preuve d'une persistance étonnante.
dimanche 25 octobre 2009
Retour à la terre.

Pourquoi tu trembles?
Les couleurs chatoyantes irradient maintenant totalement les flancs de nos montagnes. C'est l'occasion d'aller se promener dans les bois en choisissant bien ses endroits pour éviter les battues. Les chasseurs sont tolérants à en croire leurs avertissements placardés en orange fluorescent sur leurs 4x4 mais le son du canon invite plus à prendre du plomb qu'à trouver la tranquillité.
À choisir, je préfère m'éloigner de ce spectacle "mortel"! J'ai choisi d'aller découvrir les dessous d'un petit bosquet de trembles qui prend toujours des couleurs hallucinantes à l'automne. Dans les bois morts enchâssés au milieu de ces troncs blancs longiligne qui me surplombaient, j'ai à nouveau jeté mon dévolu créatif sur le travail avec ces belles feuilles tombées au sol. J'ai pris uniquement la gamme de couleurs qui se trouvait aux pieds de ses arbres, sans pour autant chercher d'autres couleurs qui aurait pu se trouver ailleurs. J'ai fait un dégradé du jaune au rouge puis du rouge au marron. On voit dans ces couleurs, les différents stades de maturité de ces feuilles, le jaune pour le début des colorations, le rouge pour l'éclat qu'il nous procure actuellement et enfin le marron pour la dégradation qui intervient à la fin de toutes choses. De haut en bas, un résumé coloré d'une métaphore du temps qui passe.
J'ai utilisé une herbe trouvé à proximité pour maintenir l'ensemble. Je n'ai pas réussi à assembler les feuilles de trembles comme je l'avais fait précédemment avec les feuilles d'arbres à perruques. La rigidité de cette composition m'a permis de positionner l'ensemble à plusieurs endroits mais l'ensoleillement de ce sous-bois étaient plutôt faible donc la photo présentée ci-dessus est la plus réussit.
À choisir, je préfère m'éloigner de ce spectacle "mortel"! J'ai choisi d'aller découvrir les dessous d'un petit bosquet de trembles qui prend toujours des couleurs hallucinantes à l'automne. Dans les bois morts enchâssés au milieu de ces troncs blancs longiligne qui me surplombaient, j'ai à nouveau jeté mon dévolu créatif sur le travail avec ces belles feuilles tombées au sol. J'ai pris uniquement la gamme de couleurs qui se trouvait aux pieds de ses arbres, sans pour autant chercher d'autres couleurs qui aurait pu se trouver ailleurs. J'ai fait un dégradé du jaune au rouge puis du rouge au marron. On voit dans ces couleurs, les différents stades de maturité de ces feuilles, le jaune pour le début des colorations, le rouge pour l'éclat qu'il nous procure actuellement et enfin le marron pour la dégradation qui intervient à la fin de toutes choses. De haut en bas, un résumé coloré d'une métaphore du temps qui passe.
J'ai utilisé une herbe trouvé à proximité pour maintenir l'ensemble. Je n'ai pas réussi à assembler les feuilles de trembles comme je l'avais fait précédemment avec les feuilles d'arbres à perruques. La rigidité de cette composition m'a permis de positionner l'ensemble à plusieurs endroits mais l'ensoleillement de ce sous-bois étaient plutôt faible donc la photo présentée ci-dessus est la plus réussit.
Rectangle rouge

Des coupes angulaires.
Un peu de géométrie dans ce monde végétale. Cette forme rectangulaire est un peu récurrente dans mes idées de travaux, c'est d'ailleurs cette forme qui m'a inspirée tout les travaux que j'ai réalisé avec les colonnes. Je ne sais pas d'où me vient cette envie, je ne serais pas l'expliquer mais j'aime ces proportions et je trouve qu'elles s'inscrivent très bien dans un milieu végétal. Pour le coup, j'ai utilisé un ciseau à papier pour faire ces découpes angulaires. Je trouve que la découpe donne un effet tranchant à l'ensemble, bien plus empreint que si je n'avais seulement rempli un rectangle avec des feuilles. Le tout ressort du fond et apparait être comme un objet unique, comme une photo posée sur le sol.

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